Corentin Fohlen, Mon oncle (est un génie…)

Corentin Fohlen

Mon oncle (est un génie...)

Au-delà de raconter l’amour et l’admiration que je porte à cet homme hors du commun, il s’agit ici de narrer les aventures d’un véritable génie fascinant à la fois artiste, libéral anarchiste, un fou-dingue mais doux-réaliste. Parce que j’ai toujours vu en ce parrain – qui petit me terrifiait par sa carrure et sa grande gueule de brute mal dégrossie – un être fantastique. Inspirant. Libre. A l’opposé des conventions. 

Place des victoires (quartier Montconseil) et Gare routière

Cette série est une ode à la Liberté, de celle qui vous enflamme et vous consume, celle qui élève le blasphème au rang d’étendard, celle qui rend hommage au déserteur inconnu – seul vrai héro des guerres.

La liberté n’est pas un vain mot, ni une facilité. C’est un combat de longue haleine, de toute une vie. Mon oncle est de ceux qui continuent de construire leur monde sans limites si ce n’est celles de l’esprit, là où d’autres se referment au fil du temps. 

« Etre plus que soi-même est-ce possible ? ». Cette phrase de mon oncle résume bien cette recherche photographique où être soi-même c’est se limiter, aller au-delà c’est se délivrer. Ces images exacerbées témoignent d’une danse de deux âmes complices avec l’humour comme seule limite.

Corentin Fohlen est photographe depuis 2004. Travaillant essentiellement pour la presse, il alterne la réalisation de commandes de portraits pour des quotidiens et magazines et des reportages documentaires sur le long terme. Notamment un travail sur l’île d’Haïti qu’il explore et dont il documente la subtile complexité depuis plus de dix ans. 

Plusieurs de ses travaux ont fait l’objet de livres et il a été récompensé par des prix prestigieux comme le World Press (2011 et 2016), le Visa d’or à Perpignan (2010), où le prix du meilleur reportage AFD-Libération (2016). 

Depuis quelques temps il s’investit également dans une pratique artistique de la photographie, avec le duo EPECTASE (résidence à Corbeil-Essonnes dans le cadre du festival l’Oeil Urbain en 2016), un travail sur l’enfant-roi avec Lardon 1er puis récemment son travail sur son oncle (Mon Oncle, édité en 2020 chez Photopaper).