Gabrielle Duplantier

Galerie 127

Pays basque

« Qui veut dire le Pays basque s’y risquera avec prudence car c’est un pays truqué, plein de mythes, de folklores et de fadaises ; une fiction commode qu’il faudra savoir secouer. Mais pour cette terre inondée de brume et peuplée de légendes, il faut aussi oublier ses précautions et ses usages puisqu’ici il ne peut y avoir de certitudes mais seulement des impressions ; pas d’itinéraires mais de simples errances.

C’est ce spectacle intime et généreux que tentent d’illustrer les photographies de Gabrielle Duplantier : montrer ce Pays basque qui n’accepte que des regards empreints de lenteur et d’humilité. » (Xabi Molia, réalisateur).

 

Parvis de l’Hôtel de Ville

L’artiste commence son exploration du Pays basque en 2002, et décide de s’y perdre des années durant, parfois au hasard des routes, simplement guidée par les éclats lumineux ou les ciels chargés sur ses paysages immenses. Parfois pour assister aux réunions rituelles de son peuple, fêtes, carnavals ancestraux ou processions religieuses.

Les quelques hommes rencontrés là-bas, les femmes brunes, les animaux, les vieilles fermes, et surtout le spectacle de cette nature faite de monts et de creux, de forêts profondes, de routes sinueuses, de boue et de rivières gelées sont devenus le lieu de liberté créative et de joie de la photographe.

Gabrielle Duplantier a grandi dans une vieille maison, au milieu de la forêt, au sein d’une famille multiculturelle où créer était une respiration vitale. De ce premier lieu vie, elle a conservé un imaginaire vivace mais aussi la fulgurance du regard des enfants, capables de passer en un instant de l’émerveillement absolu à une peur bleue. Depuis ses premiers pas de photographe, elle parcourt les pays de ses racines — Pays Basque, Portugal — en faisant entendre l’esprit de la nature, du sacré, des âmes troubles et des rituels ancestraux. 

Elle a publié deux livres au éditions Lamaindonne, Volta (2014) et Terres Basses (2018).